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Chaque homme est une histoire qui n'est identique à aucune autre.
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Chaque homme est une histoire qui n'est identique à aucune autre.

VIP-Blog de tgv08
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  • Créé le : 14/10/2005 20:27
    Modifié : 12/09/2017 19:52

    Garçon (62 ans)
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    Election du poète

    26/12/2005 15:48



    Election du poète Au printemps Orbilius à Rome languissait, engourdi Par le mal ; la trique sans pitié de mon maître d'école S'était tue ; les coups ne sonnaient plus à l'oreille assourdie ; Le bâton cessait de torturer mes bras et mes épaules. Je saisis l'occasion : je gagnais les riantes campagnes, Oublieux, libre de tout souci, abandonnant l'étude ; Et la joie m'envahit doucement, chassant ma lassitude. Mon coeur, quand je ne sais quel bonheur délicieux l'empoigne, Echappant à l'ennui de l'école, à ses mornes leçons, Se palisait au spectacle des champs dans le vaste horizon, Assistait au miracle enchanteur du printemps de la terre. Tout enfant, je ne cherchais pas qu'un vain repos campagnard, Pressentant au fond d'un pauvre coeur de plus hautes chimères. Je ne sais quel souffle plus divin transportait mon regard Exalté, donnait des ailes à mes sens accaparés En silence : étonné, j'admirais le spectacle du monde. Et pareil à cet anneau de fer accroché en secret Par l'aimant, attiré sans un bruit par sa force profonde, Tout l'amour de l'ardente nature envahissait mon âme ; Cependant, tous les membres brisés par mes longues errances, Allongé languissant près du fleuve aux rives d'abondance, J'entendais à travers mon sommeil son chuchotement calme Et traînais ma paresse charmée par le choeur des oiseaux Dans le vent... Blanche troupe venue par les vallées d'en haut Voici que surgissaient les colombes portant dans leurs becs Des couronnes de fleurs que Vénus avait cueillies avec Les parfums des terrasses de Chypre ; et l'essaim en douceur Approchait l'herbe où je reposais couché de tout mon long ; Puis soudain entouré de leurs battements d'ailes, mon front Couronné, je livrai mes poignets à leurs chaînes de fleurs Et ma tête au myrte parfumé, me laissant enlever Dans les airs... Leur troupe m'emportait par les nues élevées, Somnolent, frêle fardeau posé sur des feuilles de roses. De son souffle le vent balançait mollement ma nacelle. Les colombes, à peine arrivées aux maisons maternelles, Pénètrent promptement sous le toit d'une demeure enclose Au sommet d'une haute montagne, me posent à terre, Me laissent, éveillé. Ô doux nid des oiseaux! Mes épaules Et mon corps tout entier irradiaient d'une blanche auréole, Pur éclat ô combien différent de la sombre lumière Qui mêlée à la nuit affaiblit la faculté de voir : Ici-bas la lumière a perdu sa nature céleste ! Je ne sais quel dieu tout puissant en moi se manifeste Qui répand comme un flot continu son suprême pouvoir. Cependant reviennent les oiseaux tenant du laurier Dans leur bec, couronne bien tressée pareille à l'ornement D'Apollon qui aime à caresser les cordes enchantées. Mais alors que je tendais mon front à leur couronnement Voici que le ciel s'ouvrit à moi et, prodige soudain, Je crus voir Phébus même volant sur une nuée d'or Et, m'offrant de sa puissante main sa lyre aux beaux accords, Sur ma tête il se mit à graver ces mots d'un feu divin : "Tu seras Poète !" Une chaleur étonnante envahit Tout mon corps : ainsi l'eau pure à la fontaine resplendit Et bientôt les rayons du soleil enflamment son cristal. Les colombes quittèrent alors leur aspect initial Et les Muses paraissent en choeur chantant leurs mélodies Doucement ; puis elles m'ont porté de leurs bras familiers Jusqu'au ciel ; et trois fois elles ont clamé leur prophétie, Et trois fois elles ont couronné mon front de laurier. ....





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