Mon Ange Gardien Au plus profond des méandres de mon esprit, Telle une prison, telle une cage de verre poli Une cachette enfouie que je ne saurais situer Est l'amalgame d'une fusion du rêve à la réalité Il n'y perçoit ni l'espace ni le temps qui passe Il n'y entend ni sons ni cris qui l'angoissent Dans cet endroit tout n'est que fleurs et senteurs Car ses ennemis sont les regards des voleurs Il y est volatile captif, dans un refuge sûr Oiseau qui panse ses plaies et soigne ses blessures Qui n'ose s'envoler encore moins s'évader Le mot haine à jamais il voudrait effacer Car de tout ce qui vit elle dévore la substance Et de tout ce qui pense elle consomme l'essence Au tréfonds de mon âme revit heure après heure Le dénommé Amour éclaté dans mon cœur Il voudrait être libre pour tout redécouvrir Regarder, entendre, toucher, goûter, sentir Pardonnant ainsi à ceux qui n'ont aucune idée De ce qu'ils brisent en parjurant le mot Aimer Maintenant tu es là, Ange gardien de chaque heure Les mots sont tes amis et tu les changes en fleurs Des brassées tu m'envoies, elles inondent mon cœur Elles parfument ma vie et riment avec bonheur Oui écris-moi encore, pour toujours me surprendre Comment te dire merci autrement qu'en vers tendres Mais je sais tu le souhaites, par de diaphanes poèmes Et de douces poésies, telles que ton âme les aime.