Petit oiseau
Tu viens chaque matin,
Picorer dans mon jardin,
Insectes et vermisseaux,
T’abreuvant ainsi par saut.
Tu jacasses comme pour nous avertir,
D’une imminente venue,
Sur nos terres ensemencées,
Tu picores sans retenue.
Actionnant ton œil apeuré,
On te laisse à ta pitance,
Rassasié, tu t’élances
Dans le ciel au milieu de tes amis.
Piaillant jusqu’à la tombée de la nuit,
Le lendemain tu reviens
Moins farouche chaque matin,
En famille, tu arrives pour ton repas,
Sans faire un seul dégât.
C’est à mon tour de t’attendre
Toi et les tiens
Te conviant à un festin.