Le respect est un ingrédient indispensable pour pratiquer l'amour des ennemis et des « pécheurs ». Ce n'est pas parce que quelqu'un n'a pas les mêmes idées que nous, qu'il a fait un mauvais coup, qu'il n'a pas d'éducation ou qu'il nous est antipathique, qu'il n'a pas droit à notre respect.
Le respect est l'un des plus beaux fruits de la tolérance. Il est aussi le premier pas d'un véritable amour des autres. Il est aussi le chemin obligé de relations humaines de qualité. Il est fait d'une foule de petits détails. Les gens qui respectent les autres savent les inventer à chaque détour de la vie : c'est un salut prononcé au bon moment, c'est la reconnaissance de ce que l'autre fait ou dit, c'est de la considération pour sa personne, etc.
Le respect engendre le respect. Comme l'irrespect engendre l'irrespect.
Nous apprécions les gens qui nous respectent et spontanément nous sommes bien disposés à leur égard. Mais le contraire nous indispose et parfois même nous choque.
Hélas, il arrive parfois que les gens que nous n'estimons pas, parce qu'ils nous sont antipathiques ou parce qu'ils ont une conduite répréhensible à nos yeux, « ne méritent pas notre respect. » C'est bien dommage. Car alors, nous les privons du premier pas de la réconciliation avec eux-mêmes et avec les autres. Il arrive parfois également qu'à force de vivre avec les mêmes personnes, on s'habitue à elles. Alors la fraîcheur des relations humaines s'émousse petit à petit. On en vient même parfois à développer une trop grande familiarité qui dégénère en irrespect et qui conduit à des frasques monumentales et finalement à un irrespect destructeur de la charité fraternelle.
Que le respect soit une belle fleur
qui pousse à l'année longue dans le jardin des humains