Pensées d'automnes L'automne continue de passer avec souliers Humides et venteux, défilé de feuilles valse à travers la brume, les pointes d'or Vont et viennent, en notes sur coeurs s'échouer L'automne exprime en profondeur feu de l'écueil, N'est qu'un voyage vers la tranquillité du for, Un silence pour prémisse, une graine pour rêveur... Telle une étoile, le vent en est l'initiateur L'automne est plus qu'un avant dernier acte, Il est le soubresaut des pensées, chant des grands Drus en mélopées depuis racines, l'oiseau chanteur Par spleen enflammé, phoenix du crachin pacte L'automne trace son lit, libère tous les élans, Forge ses fleurs de terre, il est un peintre Qui use toutes les couleurs de toutes ses palettes, Sans penser au résultat, l'abstrait, le bariolé en fête L'automne continue sa marche sur un cintre, Des pensées en sont en corps à l'été languissant, D'autres se font déjà glaciales... Ah ! ce temps... Ineffable… bond fait remous, fait son courant...