Le renard et la belle dame Un renard se mourrait d’amour En secret pour une belle dame Il entreprit, pour lui faire la cour De répandre des rumeurs infâmes Dénigrant les autres animaux Le chat, le chien, la basse-cour, De sa verve piquante De ses méchants mots Et de sa faconde mordante. Il fit tant et si bien Que les animaux, à la fin Se liguèrent tous contre lui Et sans faire plus de bruit Conduisirent la chasse à courre Droit au goupil qui se cachait. Depuis, le renard orne le cou De la belle dame qu’il aimait, Et il est doux comme tout. Moralité : Qui sème le vent récolte la tempête Et il n’est ni homme ni bête Qui n’échappe à sa destinée.